L'apprentissage des métiers et la formation professionnelle

L’APPRENTISSAGE DES METIERS ET LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Comme son nom l’indique, la Fondation pour l’Unité, la Paix et la Démocratie a pour objectif de contribuer, aux côtés d’autres forces vives de la nation éprises de concorde sociale et de gouvernance démocratique, à promouvoir les valeurs d’unité, de paix et de démocratie.

Dans un pays qui se remet difficilement mais résolument des conflits socio politiques innommables particulièrement dévastateurs en vies humaines et en infrastructures socio-économiques, ces valeurs constituent le garant de la réconciliation nationale, de la cohabitation pacifique, de la cohésion sociale, de la sécurité pour tous ainsi que de l’émergence et du développement d’un Etat de droit au Burundi.

La formation et l’éducation familiale, communautaire et scolaire constituent une véritable courroie de transmission des connaissances et des valeurs culturelles et morales qui servent de sources d’inspiration et de repères qui fondent normalement l’harmonie de la communauté dans sa diversité politico-ethnique ainsi que la gouvernance démocratique et qui permet au pays et à sa population d’améliorer leurs conditions d’existence.

Pour être compris et porter des fruits, le message d’unité et de paix nécessite de se construire autour des activités concrètes, réalisables, mesurables et durables. La tâche est d’autant plus délicate, complexe et ardue qu’elle concerne la frange d’une population hantée par le doute, la misère, la peur, la méfiance, le désespoir et la haine. Il s’agit des jeunes défavorisés et vulnérables.

Dans un tel contexte, il s’agit de contribuer à soigner et au mieux à guérir.

La promotion et le développement de la formation professionnelle constituent l’approche thérapeutique pour laquelle la F       ondation a opté.

L’apprentissage des métiers et la formation professionnelle que la Fondation organise actuellement aussi bien dans la Mairie de Bujumbura qu’à l’intérieur du pays en faveur des jeunes défavorisés et vulnérables s’efforcent de contribuer à répondre autant que possible à cette dynamique de recherche et de préparation d’un avenir reluisant et porteur d’espoir pour les bénéficiaires directs, leurs familles, leur communauté locale et le pays.

L’apprentissage des métiers que la Fondation a initié d’abord au Centre d’Enseignement des Métiers (CEM) de Musaga en Mairie de Bujumbura qu’elle a réhabilité, agrandi et équipé est organisé ponctuellement dans les deux Centres de Formation Professionnelle(CFP) de Kanyosha et de Rutovu ainsi qu’ailleurs dans  le pays pour une durée n’excédant pas six (6) mois à l’intention des jeunes déscolarisés n’ayant pas pu réussir la 6ème année de l’école primaire.

Il s’agit en principe d’une  « formation modulaire ou par compétences ».

Alors qu’actuellement ce volet de l’activité est organisé au CFP de Kanyosha sur commandes des partenaires extérieurs, il est devenu aujourd’hui le point de focalisation de la Fondation pour une durée de trois ans. Il constitue en effet le projet de «  réintégration socio-économique des jeunes rapatriés et retournés dans huit (8) communes des provinces de Bujumbura-Mairie (Buterere, Kinama, Musaga et Kanyosha) et de Bururi (Bururi, Buyengero, Rumonge, Rutovu), à raison de 50 candidats par commune soit en total de 400 jeunes bénéficiaires ».

Par contre, la formation professionnelle concerne régulièrement des jeunes qui, pour divers motifs, n’ont pas pu terminer le cycle inférieur de l’enseignement secondaire. Elle dure trois années scolaires, soit vingt sept (27) mois.

Cette activité d’apprentissage des métiers (volet non formel) et de formation professionnelle (volet formel) est particulièrement importante pour la Fondation pour six (7) raisons majeures, entre autres :

-          elle se veut permanente et pérenne ;

-          elle implique beaucoup d’intervenants aussi bien nationaux d’étrangers ;

-          son champ d’intervention est assez vaste et maîtrisé ;

-          son investissement a été très couteux ;

-          le nombre de ses bénéficiaires ne cesse d’augmenter comme le montre le tableau ci-après :

TABLEAU SUR LES EFFECTIFS D’APPRENANTS DÉJÀ FORMES PAR LA FUPD

PERIODE

CENTRE

NOMBRE DE JEUNES FORMES

TOTAL

LONGUE DUREE

COURTE DUREE

2003-2006

CFP RUTOVU

852

53

905

2006-2011

CFP KANYOSHA

2.214

127

2.341

2006

RUYIGI-GISURU

 

100

100

2011

BUYENGERO

 

5O

50

2011

RUMONGE

 

50

50

2011

BURURI

 

50

50

2011

KINAMA

 

50

50

2011

BUTERE

 

50

50

2011

MUSAGA

 

50

50

TOTAL

 

3.646

-          les attentes des organisateurs et des bénéficiaires tant directs qu’indirects sont multiples ;

-          les résultats déjà atteints sont positifs et très encourageants. En effet le projet permet aux bénéficiaires de valoriser leur savoir, leur savoir être et leur savoir faire mais aussi de renouer avec l’espoir dans l’avenir en même temps qu’il réconforte et rassure les parents, la communauté locale et la société en général en ce sens qu’il met en fin d’analyse à l’abri des menaces d’insécurité de tous ordres.

Actuellement, la Fondation organise la formation Professionnelle exclusivement dans  deux grandes écoles qu’elle a construites et dotées d’infrastructures et d’équipements qui impressionnent les observateurs.

L’un, relativement plus ancien, se trouve dans la commune de Rutovu de la Province de Burundi, l’autre, de construction plus récente, dans la commune urbaine de Kanyosha en Mairie de Bujumbura.

L’objectif assigné à ces deux établissements scolaires consiste à servir de repères, de références modèles pour d’            autres initiatives similaires ou presque qui seraient prises à d’autres niveaux dans le pays.

Plus concrètement, ils ont l’ambition de devenir progressivement des écoles ateliers qui combinent la formation et la production où les élèves apprennent en produisant.

Ce pari est en train d’être gagné visiblement par le CFP de Kanyosha auquel celui de Rutovu s’essaie d’emboiter le pas.

L’objectif des travaux de production, habituellement appelés « activités d’autofinancement » consiste à générer à terme des fonds susceptibles d’aider l’école à éviter de dépendre exclusivement ou presque des seuls apports financiers fournis occasionnellement par des partenaires extérieurs pour pouvoir fonctionner.

Ici aussi le leitmotiv de la Fondation demeure fixe : la qualité. En effet, la Direction de l’école est invitée constamment à veiller en toutes circonstances à une gestion saine, transparente et crédible des dividendes des travaux de production.

En guise de conclusion, l’on peut dire sans risque de se tromper que ce projet novateur et porteur d’espoir pour des raisons suivantes :

-          l’engagement de la direction de la Fondation à le mener à bon port ;

-          l’engouement qu’il suscite auprès du public cible, des parents et de la population en général ;

-          le système de sélection des candidats bénéficiaires à leur inscription qui garantit l’équité dans l’orientation dans les différentes filières professionnelles ;

-          la disponibilité des programmes scolaires homologués par le ministère concerné ;

-          la disponibilité des infrastructures, des équipements didactiques et des machines de production de haute qualité ;

-          le niveau de qualification, l’expérience, les compétences du personnel administratif et enseignants ;

-          l’apprentissage du métier et la formation professionnelle ont le grand mérite de mettre l’accent sur la compréhension, la pratique, la production et l’emploi générateur de revenus au moment où on reproche, à tort ou à raison,  à l’enseignement général de privilégier la théorie et la mémorisation mais surtout de former de futurs diplômés chômeurs.

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